Le management en couleurs avec le DISC Partie 1

Votre chef revient d’un séminaire dédié aux outils du manager. Il est enthousiaste. Il ne parle plus que de profils en couleur ; des rouges, des jaunes, des verts ou encore des bleus. Il vous explique que ça va révolutionner la communication entre les membres de l’équipe et la rendre plus efficace. Vous voulez y croire mais cela vous semble bien mystérieux…

couv-202C’est ainsi que le magazine Programmez introduit le modèle DISC dans le numéro de décembre (n°202). L’article a été rédigé par Thierry Leriche-Dessirier, illustré avec les graphes de profil4.com et les dessins de Mimika. L’article est disponible à l’achat en ligne ici ainsi que dans tous les kiosques en version papier.

Voici un extrait de l’article :

Au quotidien, il est essentiel de savoir bien communiquer. C’est le fondement des relations humaines. Et il est naturel de croire que la communication est avant tout une question de parole et d’écoute mais c’est faux. L’art de la communication repose en premier lieu sur l’observation. C’est là que le DISC, un outil à la fois simple et efficace, entre en jeu.

DISC est l’acronyme de Dominant, Influent, Stable et Consciencieux. Le modèle DISC permet d’évaluer le profil des personnes selon ces quatre composantes. Un peu d’histoire : en 1928, William M. Marston, aussi connu pour être le créateur de Wonder Woman, publie un ouvrage intitulé « emotions of normal people », dans lequel il introduit les quatre typologies comportementales provenant de la perception de soi dans la relation de la personne à son environnement.

00052_29Quelques années plus tard, Walter V. Clarke, un psychologue industriel, est le premier à construire les fondations d’un instrument d’évaluation basé sur les théories de Marston. Utilisé à l’origine pour la sélection du personnel, il met en avant quatre facteurs : agressivité, sociabilité, contrôle des émotions et adaptabilité. Et depuis, l’outil n’a cessé d’évoluer. On en trouve aujourd’hui des déclinaisons intéressantes mais cet article restera concentré sur le modèle classique, qui couvre la quasi-totalité des besoins.

On représente généralement les profils DISC sur une roue (disque) dont les quartiers sont les quatre composantes. Chaque composante possède ses caractéristiques propres et deux quartiers contigus partagent un certain nombre de ces caractéristiques. La roue est construite autour de deux axes principaux. L’axe horizontal sépare les profils extravertis (dominant et influent), qui se sentent à l’aise avec leur environnement, des profils introvertis (stable et consciencieux), qui subissent leur environnement plus qu’ils ne le dominent. L’axe vertical sépare les profils centrés sur les tâches des profils orientés vers les personnes.

Le profil des personnes est toujours distribué selon les quatre composantes. En général, on observe une ou deux composantes principales. Il est assez rare qu’un profil ne soit distribué que sur une seule composante. Les quartiers opposés sur la roue étant en opposition, il est également rare qu’un profil soit uniformément reparti sur les quatre composantes.

En outre, les profils de communication et de comportement sont toujours exprimés en naturel et en adapté (fig. 2). Le style adapté représente le « Moi public ». C’est celui qu’on présente en réponse à l’environnement. Jung appelait cet aspect « le masque ». C’est celui qu’on choisit de montrer aux autres. C’est la façon de paraître. Le style naturel représente le « Moi privé ». Il indique l’aspect du comportement qui est le moins susceptible de varier, c’est celui qu’on a choisi inconsciemment, celui qui a le moins de chances d’être influencé par les attentes de l’entourage. Ce deuxième indicateur montre quelle est la « personne réelle », c’est celui vers lequel on se rabat automatiquement quand on a du mal à maintenir le profil adapté.

roue-1-personnalisee2_300x300Il est tout à fait normal que le profil adapté et le profil naturel divergent. C’est le signe que, consciemment ou inconsciemment, à tort ou à raison, on ressent le besoin de s’adapter (d’où le nom) à son environnement, équipe, contraintes, missions, etc. Par exemple, un comptable aura tendance à forcer son côté consciencieux, un commercial essaiera d’être plus avenant, un chef d’équipe se voudra plus autoritaire, etc.

Découvrez la suite de cet article dans le magazine Programmez de décembre (n°202).

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